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C’est souvent charmant la naïveté, mais si elle prend des allures dominatrices, alors là, ce n’est pas pareil : je me fâche. Michel Onfray est allé sans doute un peu loin dans sa condamnation totale de Freud mais il a tout de même pointé quelques conséquences regrettables du culte Freudien. Par exemple cette nouvelle claironnée avec soulagement après toute catastrophe locale ou générale : « Une cellule psychologique de crise a été mise en place » Comme si les résultats allaient d’eux-mêmes. Jamais entendu parler des résultats, moi. Et vous ?

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Autre chose : le traitement des délinquants sexuels. Le traitement ? Quel traitement ? Vous croyez, vous que l’on prend une petite pilule comme ça et le violeur devient un tendre soupirant ? Vous ne pensez pas que l’on se paie un peu votre tête ?

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Dernière de la journée : ce matin sur une chaîne de télévision : un bon pépère gros et gras, un saint homme de bon vivant donnait une leçon… d’amaigrissement ! La foi qui n’agit point, est-ce une foi sincère ? Demandait avec un brin d’anxiété une héroïne du théâtre classique…

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Admettons qu’il était sincère : qui aura le courage de reconnaître que changer un comportement, même de détail, c’est ce qu’il y a de plus difficile au monde. Une créature prestigieuse autrefois portée par notre planète, c’est d’Albert Einstein que je veux parler, a dit un jour : « Bien plus fort que les quatre grandes forces physiques qui sont derrière les aventures de la matière et de l’énergie, il y a la force… de l’habitude ! Et il s’y connaissait en forces le cher Albert !

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Tout cela devient préoccupant. Comme des cochons à l’engrais, nous avalons toutes les saletés que l’on nous fait ingurgiter. La question subsidiaire est : pour le compte de qui faisons-nous du lard ? Et quand donc déciderons-nous de nous sortir de cet état de sous-information désinformation dans lequel nous semblons nous complaire ?

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